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Ah le mois d’octobre… la page de l’été est souvent tournée, et celle de l’automne s’ouvre à peine. Suivant les régions, il peut encore faire chaud, mais la chute des feuilles mortes nous rappelle que l’hiver approche. Du côté du potager, il est temps de commencer la préparation du sol, pour l’hiver et les saisons (productives) suivantes.
En octobre, le potager n’est pas complètement vide. En effet, quelques cultures subsistent encore, entre autres parmi les légumes d’été. Les tomates achèvent doucement leur mûrissement, tout comme les courges, potirons, butternuts et autres potimarrons qui ont logiquement atteint une belle taille et pris leur jolie couleur.
👉 Les tomates peuvent être récoltées, même à peine colorées, elles finiront de mûrir si vous les enveloppez dans un papier journal et les mettez dans une pièce chaude et lumineuse. Quant aux courges et courgettes, attendez bien que le pédoncule soit sec pour les ramasser avant les premières gelées.
Si le potager a été paillé tout l’été, les mauvaises herbes seront certainement peu nombreuses. En revanche, sur un sol laissé nu, les adventices se développent plus facilement. Avant de travailler le sol, sortez la binette ou la sarclette, voire la serfouette, un bon désherbage s’impose !
On vous l’accorde, c’est l’étape la plus difficile, mais aussi la plus importante. En effet, cette manière qui a de fait tasser la terre, le ruissellement des eaux pluviales et des arrosages, les piétinements… Un sol aéré, décompacté, restructuré. Quelle soit la technique choisie, il faut travailler le sol. En maraîchage, on utilise la grelinette ou l’aérabêche : elles permettent d’aérer en décompactant le terrain en surface, la biofourche ou la fourche-bêche convient aussi très bien.
👉 Le petit plus : Après ce bêchage, lâchez vos poules dans le potager. Elles vont se régaler des vers blancs qui vous empoisonnent, mais aussi des larves de hannetons, les taupins, les vers blancs et autres chenilles.
Durant le printemps et l’été, les cultures se sont succédé au potager. Et la terre s’est naturellement épuisée. Il est donc nécessaire de la nourrir. C’est le moment d’apporter des amendements comme le compost ou le fumier frais. Non seulement, ils vont apporter au sol les éléments nutritifs dont il a besoin, et en particulier l’azote, le phosphore et le potassium, mais ils vont aussi améliorer la structure, et entretenir les micro-organismes par leur décomposition.
👉 Tous les fumiers peuvent être épandus à cette époque, y compris la litière du poulailler, car les intempéries se chargeront d’accélérer la décomposition.
👉 Il est inutile d’enfouir le compost ou le fumier. Il suffit de l’étaler et de le répandre au croc.
Dans la nature, un sol ne reste jamais nu (à l’exception des sols désertiques) puisque s’y accumulent des feuilles mortes, des déchets végétaux, des cadavres d’insectes… qui se décomposent pour former de l’humus. Dans le potager, c’est pareil ! On lui laisse un hiver avec un paillage de protection. Pailler, c’est protéger, et nourrir aussi le sol. Surtout, il est préférable d’opter pour un paillage organique comme les feuilles mortes, les tontes de gazon séchées, le foin, la paille… La pousse des adventices tout en gardant le sol plus souple et en favorisant le travail des micro-organismes du sol en se décomposant.
👉 Une alternative au paillage ? Si vous n’avez pas suffisamment de paillage, l’alternance consiste à semer des engrais verts (seigle d’hiver, moutarde, phacélie), en association avec des légumes qui résistent au froid. Non seulement, vous aurez aussi de quoi récolter au printemps.
L’hiver étant une période de jardinage et d’entretien, il est conseillé de prolonger. L’automne est la période idéale pour l’entretien de vos outils. Après les avoir bien enlevés de la terre, lavez-les à l’eau savonneuse et désinfectez-les à l’alcool à brûler.
👉 Quant aux systèmes d’arrosage, ils ont besoin d’être vidangés avant l’hiver.
Ou presque… Les travaux du potager sont quasiment achevés, vous pouvez encore en profiter pour ranger votre potager. Mettez à l’abri et au chaud.
En octobre, vous pouvez déjà penser au printemps, en faisant l’inventaire de vos graines et en réfléchissant au plan de votre potager. Certaines plantes potagères n’apprécient pas d’être semées ou repiquées au même endroit d’une année sur l’autre. Donc, notez dans un carnet l’emplacement de vos cultures passées et celui de vos cultures futures.
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